Les fleurs de Bach pour les enfants

Au même titre que les adultes, les fleurs de Bach peuvent être un réel soutient pour les enfants. Un enfant se trouve souvent face à des situations que certains adultes pourraient qualifier d’insignifiantes alors qu’elles ont un véritable impact sur le vécu émotionnel de l’enfant. Il n’a pas la même perception des situations et ne dispose pas des filtres que l’adulte à réussi à mettre en place pour se protéger des événements désagréables à vivre. La sensibilité de l’enfant est exacerbée car il n’a pas la capacité de décoder ses ressentis, ses réactions et ses comportements. Il vit les événements pleinement, à 100% sans pouvoir faire la différence entre ce qui est bon ou non pour lui.

« L’Education est un processus chez l’enfant qui n’est pas acquis par des mots mais par l’expérience de son environnement »

- Maria Montessori -

Les fleurs de Bach sont un moyen, pour l’enfant, de comprendre ce qu’il vit émotionnellement, de mettre des mots sur ces perceptions intérieures et de mieux vivre la situation qui le met en difficulté.

Voici les problématiques (non exhaustives) liées à l’enfance sur lesquelles les fleurs de Bach peuvent intervenir :

  • Le déconfinement :

Certains enfants ont retrouvé le chemin de l’école dans des conditions particulières et doivent s’adapter à un « faux » rythme scolaire. Beaucoup d’entre eux se sentent perdus et ont du mal à s’organiser, car il y a toujours cette interrogation qui plane « école ou pas école ? »

L’absence d’objectifs (examen, brevet, baccalauréat, diplôme…) suscite un désintérêt et un manque de motivation, car ces échéances sont des points de repères essentiels et des éléments moteurs à l’apprentissage.

  • L’hyperactivité :

Terme devenu très courant dans le langage des parents et des enseignants, l’hyperactivité se révèle chez un enfant qui a du mal à rester en place, qui agit de façon impulsive et qui a des difficultés à se concentrer. L’enfant peut avoir du mal à terminer des tâches soit parce qu’il fait plein de choses en même temps, soit parce qu’il manque de réalisme et fuit dans un monde imaginaire. Chez l’adolescent, la question de l’orientation se pose, ce qui l’amène à tester plein de corps de métier car il ne trouve pas le sens, ni la voie à suivre.

  • Les troubles de l’attention et les difficultés d’apprentissages :

Beaucoup de parents se trouvent démunis face aux difficultés d’apprentissage de leur enfant. Ces troubles se traduisent parfois par un manque de motivation et d’entrain qui font que l’enfant repousse les tâches au lendemain et, par conséquent, prend du retard. Il peut s’agir aussi d’un problème d’organisation et de gestion des priorités. Le manque de confiance dans ses capacités est également un facteur chez l’enfant qui va se comparer aux autres, qui a peur de l’échec et donc n’ose pas entreprendre une tâche. La précipitation et l’impatience sont aussi des raisons pour lesquelles l’enfant peut s’ennuyer en classe ou alors «zapper » certaines étapes, oublier des consignes et refaire les mêmes erreurs. Un sentiment de supériorité d’un « monsieur je sais tout » est un frein à l’écoute des conseils pour comprendre ses erreurs et s’améliorer. Un enfant rêveur et étourdi manque de réalisme, n’entend pas les consignes, oublie ses cahiers et ses livres en classe et note les mauvaises pages d’exercices.

  • Le sentiment d’incapacité :

«Je n’y arriverai pas ! » est prononcé par un enfant qui se sent nul et incompétent pensant que tout est voué à l’échec. Pour certains, c’est le sentiment d’être dépassé par l’ampleur de la tâche en ayant des difficultés à prioriser et à s’organiser, et pour d’autres c’est le sentiment de ne pas progresser, d’être instable car il est difficile de se fixer sur une seule activité. Les situations nouvelles peuvent également susciter beaucoup d’appréhension et d’anxiété, notamment dans les périodes d’examens (trac). Un enfant peut aussi se sentir découragé, pessimiste et manquer de persévérance ou de motivation.

  • Le manque de confiance :

Le manque de confiance est souvent généralisé et banalisé alors qu’il ne s’agit pas du même ressenti en fonction chacun. Cela peut être un sentiment de doute et d’incertitude sur ses compétences pour faire les choses, une méconnaissance des capacités. Ou bien la sensation de ne pas arriver à mener une tâche à son terme car l’enfant veut trop bien faire et est exigent avec lui-même. Le manque de confiance peut se traduire par un complexe d’infériorité mais aussi par une phase de découragement face à la difficulté. Un enfant peut également vite imiter les autres et se laisser influencer parce qu’il doute de son propre jugement, ou bien il peut s’effacer devant le conflit ou face à des personnalités plus fortes car il a des difficultés à s’affirmer. Nous comprenons donc que le « manque de confiance» est une conséquence d’émotions telles que la peur, le doute, l’incertitude, l’appréhension, l’anxiété qui peuvent avoir un impact sur l’estime de soi, sur l’image que l’on a de soi.

  • La séparation, le divorce :

Le divorce est un événement qui est très souvent mal vécu par les enfants mais qui n’est pas toujours exprimé ou entendu. L’enfant peut effectivement se sentir fautif et responsable de la séparation de ses parents. C’est une situation qui peut à la fois le rendre très triste et le mettre en colère. Parfois certains enfants vont faire le clown pour minimiser leurs souffrances, ou fuir la réalité de la situation dans un monde imaginaire ou bien repenser et regretter le passé. Ce changement peut être très perturbant pour l’enfant qui aura des difficultés à s’adapter à la situation. Dans le cas où l’un des parents se remet en couple avec une nouvelle personne, l’enfant peut avoir un grand besoin d’exclusivité, faire du chantage affectif et être jaloux du nouveau conjoint.

  • Les troubles du sommeil :

Le sommeil est la première source d’énergie et permet à l’organisme de se régénérer. Les troubles du sommeil chez l’enfant viennent de facteurs différents qui sont souvent associés à des peurs irrationnelles, des terreurs nocturnes, des cauchemars ou des réveils angoissés. Cependant d’autres raisons sont à prendre en considération : l’enfant est préoccupé et repense à des événements qui se sont passés à l’école, il n’arrive pas à contrôler ses pensées et a donc du mal à s’endormir. Il peut aussi avoir du mal à canaliser son élan car il est excité et enthousiaste à l’idée d’un projet ou d’une activité et ne trouve donc pas le sommeil. Après un déménagement, l’enfant peut avoir du mal à s’adapter à son nouvel environnement, à sa nouvelle chambre. Certains ont besoin de rituels, réclament de l’attention, des câlins, des histoires et font durer le moment du coucher car ils ont peur d’être abandonnés. D’autres n’arrivent pas à être propres, ont des problèmes d’énurésie.

  • L’agressivité et la colère :

La colère est une émotion saine à ne pas confondre avec la violence. A travers la colère, l’enfant exprime un besoin qui est en lien avec son identité, ses idées, sa place, ses valeurs, son intégrité. Sa colère peut être vis-à-vis d’autrui ou de situations qui le rendent jaloux ou possessif parce qu’il a peur de perdre sa place. Il peut également avoir un grand sentiment de révolte si on fait mal aux plus faibles. Des accès de colère incontrôlée surviennent quand les choses ne vont pas assez vite, qu’il y a de l’impatience ou quand l’enfant ne maîtrise pas ses pulsions. La colère peut aussi se retourner contre lui, en se faisant des reproches et être dur avec lui-même. Un chef de bande peut aussi vite instaurer le rapport de force si on lui résiste, car il ne supporte pas la contradiction, il préfère avoir le dernier mot et imposer ses règles du jeu.


Comment se passe une séance en fleurs de Bach avec les enfants ?

Quel que soit l’âge, il est important que l’enfant soit présent.

Il y a un temps d’interaction à trois : le parent, l’enfant et moi-même. En fonction de l’âge et de l’accord de l’enfant, je propose un temps d’échange en solo pour qu’il puisse exprimer librement ses ressentis.

Puis je conseil et explique les fleurs de Bach qui correspondent à l’état émotionnel de l’enfant. En fonction de l’enfant les fleurs sont validées ou non avec le parent.

L’enfant, s’il le souhaite, prépare lui-même son flacon.

Durant toute la séance, c’est l’enfant qui est au centre de l’attention afin qu’il se sente concerné, que sa parole soit entendue et valorisée.


Pour en savoir plus sur les fleurs de Bach et leurs origines, retrouvez mon article en cliquant sur le lien suivant:

https://www.lorelinechamp.com/post/des-fleurs-de-bach-vers-une-belle-harmonie



Loréline Champ

Conseillère Agréée en fleurs de Bach BRFP

Sophrologue




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© 2018 Loréline CHAMP - Sophrologue et Conseillère en Fleurs de Bach - Lyon 03